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Le
VLT (Very Large Telescope)
Le
VLT (Very Large Telescope) est le projet le plus ambitieux au
monde en astronomie optique et infrarouge au sol.
Il est actuellement en construction sous la responsabilité
de l'ESO (European Southern Observatory).
Cette organisation regroupe huit pays européens (Allemagne,
Belgique, Danemark, France, Hollande, Italie, Suède, Suisse).
Un neuvième membre, le Portugal, les a rejoint officiellement
le 1er janvier 2001.
L'ESO a été fondé en 1962 par un noyau de
cinq pays (dont la France qui a joué un rôle moteur)
pour créer un observatoire dans l'hémisphère
austral avec " un télescope d'environ 3 mètres
d'ouverture, une chambre de Schmidt d'environ 1,20 mètre
de lame, trois télescopes de 1 mètre d'ouverture
au maximum, un cercle méridien ".
L'institution s'est rapidement rendue célèbre par
les résultats scientifiques obtenus à l'Observatoire
de La Silla au Chili.
Bien au-delà des projets initiaux, les progrès des
connaissances et la nécessité d'observer des objets
de plus en plus faibles (galaxies à grande distance, "
marqueurs " de l'évolution de l'Univers) et aussi
avec des résolutions angulaires de plus en plus grandes
(noyaux de galaxies actives, recherche de planètes autour
d'étoiles proches) ont très vite amené l'ESO
à réfléchir à la construction de télescopes
encore plus grand.
C'est
ainsi qu'est né le projet VLT, à la fin des années
70, destiné a fournir " un télescope de diamètre
équivalent à 16 m ".

Le
VLT est en réalité une série de quatre télescopes
à miroir mince de 8,2 m de diamètre chacun, qui,
mis ensemble, représentent la surface collectrice d'un
télescope unique de plus de 16 m.
Mais ce " découpage " a un avantage :la position
relative de ces télescopes restant un paramètre
libre, ils sont disposés sur une ligne de base dont la
grand longueur est de 100 m, ce qui donnera une résolution
angulaire équivalente à celle d'un télescope
de 100 m lorsqu'ils seront utilisés en mode interférométrique,
c'est-à-dire avec recombinaison cohérente des faisceaux.
Pour diminuer le temps total nécessaire, et assurer une
bonne reconstruction des images dans ce mode, le VLT est complété
par trois télescopes de 1,80 m chacun, mobiles suivent
une direction perpendiculaire à la ligne de base principale.
Pour exploiter au mieux les limites ultimes de détection
(tant en sensibilité qu'en résolution angulaire)
d'un tel instrument, il importe de le placer dans un site au le
nombre de nuits d'observations est maximal et ou la turbulence
atmosphérique est minimal.
Bien que les qualités du site de La Silla soient déjà
remarquables, l'ESO a trouvé, plus au nord du Chili, un
site encore meilleur : en plein milieu du désert d'Atacama,
non loin d'Antofagasta, le mont Paranal accueille le VLT.
A une altitude de 2635 m, ce site offre d'excellentes possibilités
d'observation en infrarouge (le contenu en vapeur d'eau de l'atmosphère
est réduit), une qualité d'images exceptionnelle
(la largeur des images à mi-intensité est meilleure
que 0,66'' la moitié du temps), et prés de 80% de
nuits photométrique !il a certes fallu araser un peu la
montagne pour faire place ce gigantesque ensemble…car le
Paranal est l'un des deux meilleurs sites au monde, sinon le meilleur.
L'exploitation du terrain, qui a suscité des convoitises,
est garantie par un excellent accord finalement signé avec
le gouvernement chilien, pour le plus grand bénéfice
des astronomes européens et chiliens.
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